mercredi 29 janvier 2014

Dans les salles cette semaine

Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée avec  Matthew McConaughey, Jennifer Garner et Jared Leto
Il aura fallu plus de 20 ans pour que des producteurs acceptent de financer ce scénario, jugé trop risqué commercialement… C’est l’histoire vraie de Ron Woodroof, un Texan de 35 ans. Avec ses bottes et son Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Mais tout bascule quand il apprend être atteint du Sida et qu’il ne lui reste que 30 jours à vivre.
 
Révolté par l’impuissance du corps médical, il va se tourner vers d’autres traitements, totalement interdits mais efficaces. Au fil du temps, il va rassembler d’autres malades. Mais Ron gêne et doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales…
 
La prestation de Matthew McConaughey est exceptionnelle. L’acteur nominé pour les Oscars a perdu 22kg pour le rôle.
 
5 étoiles pour le magazine Elle, Les Fiches du cinéma, Marianne et Télé 7 Jours. 4 étoiles pour Première, Studio Cine Live et le JDD
Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg et Didier Bourdon
En république démocratique et populaire de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre. Les hommes eux portent le voile et s’occupent des taches ménagères.
Parmi eux, Jacky, un garçon de vingt ans, a le même fantasme inaccessible que tous les célibataires de son pays : épouser la fille de la dictatrice.
Un bal est alors organisé pour trouver l’heureux élu… Et rien ne va rouler pour Jacky…
 
4 étoiles pour Le Nouvel Obs, 3 pour Première et 2 pour Les Fiches du Cinéma
EGALEMENT DANS LES SALLES :
Nymphomaniac - Volume 2 de Lars Von Trier avec Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgard, Stacy Martin, Shia LaBoeuf, Uma Thurman et William Dafoe
MINUSCULE de Thomas Szabo et Hélène Giraud. Il fallait oser faire un film de 90 mn pour les enfants sans aucun dialogue ! Mais à l’arrivée, c’est une vraie réussite. Les fourmis, coccinelles et araignées nous embarquent dans une histoire digne des meilleurs thrillers !

CHRONIQUE CINEMA

mercredi 22 janvier 2014

Aujourd'hui dans les salles

PRÊT A TOUT de Nicolas Cuche avec Max Boublil, Aissa Maiga, Patrick Timsit et Chantal Lauby
A la fac, Max, joué par Max Boublil, est totalement amoureux d'Alice, une jeune femme engagée et pétillante qui le rejette. Des années plus tard, bien qu'ayant fait fortune grâce à un site internet, son amour de jeunesse le hante toujours. Pour se rapprocher d’Alice, Max  décide tout simplement de racheter l’usine en faillite dans laquelle elle travaille.
Et sans jamais dévoiler sa fortune ni son nouveau statut de patron, il se fait passer pour un simple ouvrier. Il est donc prêt à tout pour la séduire, même à mentir sur toute sa vie.
Aissa Maiga et Max Boublil ont répondu aux questions de Mathilde Courjeau sur rtl2.fr
3 étoiles pour Studio Cine Live, 2 pour Les Fiches du Cinéma et Première.
12 YEARS A SLAVE de Steve McQueen avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender et Benedict Cumberbatch
C’est LA première grosse sortie cinéma 2014. Le film a déjà remporté la semaine dernière, le Golden Globe du meilleur film. Et avec 9 nominations aux Oscars, c’est bel et bien le favori !
L’histoire se passe aux États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. On suit la vie de Solomon Northup, un jeune homme noir enlevé et vendu comme esclave.
En plus de devoir se battre pour rester en vie et garder sa dignité, il doit faire face à la cruauté inhumaine de son « propriétaire ». Mais une rencontre avec un abolitionniste canadien va changer sa vie…
La presse est dithyrambique : 5 étoiles pour le magazine Elle, Première, Les Fiches du Cinéma. 4 étoiles pour Studio Cine Live et Le Nouvel Obs 

mercredi 15 janvier 2014

Aujourd'hui dans les salles

LES BRASIERS DE LA COLERE de Scott Cooper avec Christian Bale, Woody Harrelson et Casey Affleck
Changement de registre radical pour Christian Bale, alias Batman, qui incarne Russel, un parfait anti-superhéros. Lui travaille à l’usine comme son père, pendant que son petit frère, Rodney, a préféré s’engager dans l’armée. Mais après quatre missions difficiles, il revient d’Irak brisé émotionnellement et physiquement.
Et lorsqu’un sale coup envoie son grand frère en prison, Rodney tente de survivre en pariant aux courses et en participant à des combats de rue. Pris sous la coupe d’un caïd ultraviolent, il va finir par disparaître. A sa sortie de prison, son frère va partir à sa recherche…
3 étoiles pour Les Fiches du Cinéma et Le Journal du Dimanche
L’AMOUR EST UN CRIME PARFAIT de Jean-Marie et Arnaud Larrieu avec Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn et Denis Podalydès
Marc, joué par l’excellent Mathieu Amalric, est un professeur de littérature réputé pour collectionner les aventures amoureuses avec ses étudiantes. Mais sa dernière conquête, la plus brillante de ses élèves s’évapore ,dans la nature. L’occasion pour ce Don Juan de rencontrer Anna, la belle-mère de la disparue…
Le film oscille entre polar et comédie noire… avec une bonne dose de sensualité.
4 étoiles pour Studio Cine Live, 3 pour Les Fiches du Cinéma, Première, Le Journal du Dimanche et Le Parisien.
EGALEMENT DANS LES SALLES :
A COUP SÛR de Delphine de Vigan avec Laurence Arné, Eric Elmosnino et Valérie Bonneton.

CHRONIQUE CINEMA

mercredi 8 janvier 2014

Quelles mesures pour sauver le cinéma français ?

Un an après la tribune très commentée du producteur et distributeur de films Vincent Maraval sur les salaires des acteurs français et le système de financement de notre cinéma, les choses commencent à bouger avec les 50 propositions de René Bonnell, fin connaisseur du milieu cinématographique français, ancien dirigeant de Gaumont et ancien patron du cinéma de Canal+. Si le pavé de Maraval avait fait grand bruit et suscité de nombreuses critiques, le rapport que René Bonnell remet aujourd'hui au gouvernement, à l'occasion des Assises du cinéma, risque fort de faire grincer des dents. Un rapport qui tombe à point nommé avec une baisse de plus de 5% des entrées dans les salles en 2013 et le constat d'une rentabilité des films toujours moins assurée, notamment pour les très gros budgets.

Le point qui a le plus cristallisé les humeurs dans le constat de Vincent Maraval était le salaire de certains acteurs, dont certains pouvaient atteindre des niveaux sans commune mesure avec le potentiel commercial du film, plombant non seulement le budget mais aussi le taux de rentabilité. Si René Bonnell refuse de parler d'une réglementation législative, il préconise de "favoriser la baisse des cachets excessifs des vedettes (interprètes, réalisateurs et scénaristes), en incitant au partage du risque commercial par un intéressement calculé, par exemple, sur  les entrées en salles et les chiffres d'affaires sur les autres supports de diffusion". Dans le même ordre d'idée, il propose "d'encadrer voire interdire la pratique des à-valoir sur intéressement des talents au résultat des films".
Autre point sensible, celui du financement de la production, notamment celui des chaînes des télévision, souvent accusées de participer à l'inflation des cachets de certains acteurs "bankable". Il propose de "redessiner les obligations des chaînes de télévision, et notamment asseoir les obligations des chaînes en clair sur le chiffre d'affaires de leur groupe et non plus seulement chaîne par chaîne". Pour assurer une plus grand pluralité des investissements des chaînes historiques comme TF1, Canal+, France télévisions, René Bonnell propose notamment d'instituer une obligation d'intervention dans un certain nombre de premiers ou deuxièmes films.
Assouplir la chronologie des médias
La chronologie des médias est aussi dans la ligne de mire du rapport Bonnell. Comme le préconise le rapport Lescure sur le numérique ou le
CSA, René Bonnell recommande un assouplissement  mais pas en ce qui concerne la fenêtre d'exclusivité en salle de quatre mois actuellement en vigueur. Pierre Lescure et le gendarme de l'audiovisuel proposait de réduire d'un mois cette fenêtre. En revanche, il propose d'assouplir la réglementation par la suite après ces quatre mois notamment pour les films qui n'ont pas été préfinancés qui pourrait obtenir une plus grande liberté contractuelle pour l'exploitation en VOD ou par une chaîne de télévision. Même proposition pour la SVOD, vidéo à la demande et par abonnement dont le délai pourrait être ramené à 18 mois contre 36 mois actuellement. Concernant la vidéo dans son ensemble, physique et à la demande, il recommande d'abaisser le taux de TVA de 20% à 10% afin de relancer l'offre légale par des prix plus attractifs.

S'il recommande de ne pas toucher aux quatre mois d'exclusivité pour la sortie dans les cinémas, René Bonnell propose néanmoins d'en finir avec le dogme de la sortie obligatoire en salle pour bénéficier des fonds publics. Il dresse le constat que une grande majorité des films ne sont pas exploités "normalement", une exploitation rendue compliquée par le nombre de sorties chaque semaine, douze en moyenne, voire plus. Le rapporteur invite à ouvrir le débat de la sortie directe des films en vidéo mais estime lui-même que les esprits ne sont pas encore "mûrs", notamment du côté des réalisateurs.

L'avenir du cinéma français est, selon René Bonnell, "hypothéqué". Le système de financement que nous connaissons depuis le milieu du siècle dernier assure une certaine vigueur à l'économie cinématographique, avec un nombre de production en constante croissance, mais génère paradoxalement  des effets pervers auxquels il convient de remédier. Alors que les nouvelles technologies viennent bousculer les modes de diffusion classiques, il est devenu urgent d'agir dans les différents domaines évoqués. L'heure de la remise en question a sonné mais il n'est pas certain que le milieu du cinéma, conscient qu'il faut changer le système en profondeur mais tiraillé par chacun de ses composants, s'entende pour aller de l'avant.
 

jeudi 2 janvier 2014

Cinéma. Les films à l'affiche en 2014

Un mois de janvier surchargé

Une soixantaine de films sont annoncés par les distributeurs qui comptent sur la diversité et l’abondance de l’offre pour enrayer la chute de la fréquentation. Lars Von Trier sera la vedette du mois puisqu’après la sortie de sa Nymphomaniac le premier jour de l’année, la suite est programmée pour le 29. Avec toujours Charlotte Gainsbourg en tête d’affiche.
Rôle vedette aussi pour Pierre Niney: le jeune comédien-français joue Yves Saint Laurent dans le premier des deux films consacrés au grand couturier. Après le biopic de Jalil Lespert le 8 janvier, jour de sortie également de Philomena de Stephen Frears, on découvrira au début de l’été celui de Bertrand Bonello joué par Gaspard Ulliel.
En double encore, Karin Viard qui est au générique de L’amour est un crime parfait des frères Larrieu (le 15) mais qui tient aussi le rôle-titre de Lulu une femme nue, le 22.
Pêle-mêle dans les sorties françaises, on attend avec curiosité le premier film de Delphine Le Vigan, A coup sûr (le 15), la nouvelle comédie de Riad Sattouf Jacky au pays des filles avec Vincent Lacoste (le 29) tandis que le Grace de Monaco  qui était très attendu à la même date est repoussé de deux mois.
A l’affiche aussi deux rendez-vous familiaux, et en animation, avec Le vent se lève de Miyazaki (le 22) et Minuscule de Hélène Giraud et Thomas Szabo le 29.
Côté américain, la grosse artillerie avec De Niro et Stallone disputent le Match retour pour les beaux yeux de Kim Basinger (le 22).

voir les vidéos et la suite sur ce lien ..........  http://www.ouest-france.fr/cinema-les-films-laffiche-en-2014-1830774